Juan de la Cierva / Lycée Lyautey
Nous espérons que 2008-2009 aura vu naître entre les Lycées Juan de la Cierva et Lyautey un échange culturel durable. Cette année, ce sont les élèves de 1ère du lycée Juan de la Cierva de Madrid et les Seconde 14 du Lycée Lyautey de Casablanca qui ont eu la chance de participer à cet INTERCAMBIO et à un voyage transméditerranéen.
Les élèves espagnols ont pu découvrir le Maroc du 19 au 26 mars, en visitant Casablanca, Rabat, Marrakech et Fès, et les élèves marocains ont à leur tour survolé Gibraltar pour parcourir la Castille, de Tolède à Ségovie, du 15 au 22 avril. Chaque élève a été hebergé par son correspondant, de l'autre côté de la Méditerranée, et a fait l'expérience d'une hospitalité et d'une générosité réciproque.

Cet échange a été fructueux humainement, culturellement et linguistiquement,
et des liens durables ont été tissés entre nos deux établissements.
Merci à tous : élèves, professeurs, familles et directions des deux Lycées
pour avoir permis cette expérience et l'avoir rendue inoubliable.
Webmaster : Alexandre Peaudeau
Des programmes de visite pédagogiques et orientés sur la richesse culurelle de nos pays
Ce voyage pédagogique a été organisé autour des programmes de seconde, et les visites ont approfondis les thèmes traités en classe en histoire, géographie, espagnol, et sciences économiques.
Voici la liste des exposés que les élèves ont préparés avant le départ pour commenter sur place les visites de monuments, de musées, de lieux historiques. cliquez ICI
Notre voyage en Castille a été conçu comme un voyage à travers les strates des civilisations qui ont fait l'Espagne : des Romains aux Wisigoths, des Musulmans aux rois catholiques, des Habsbourgs aux Bourbons, et qui ont laissé des traces nombreuses à Tolède, Ségovie et Madrid. Voici le planning de nos visites : PLANNINGvisitesMADRID
En retour, nous avons fait découvrir aux élèves espagnols le Maroc et son passé, de l'époque romaine avec Volubilis, à l'installation de la civilisation musulmane à Moulay Idriss et Fès, jusqu'au XXème siècle avec le Casablanca colonial et les nouvelles métropoles contemporaines comme Rabat et Marrakech. Voici le planning des visites des élèves espagnols : PLANINvisitasCASABLANCA
Les 63 correspondants espagnols et marocains
Devant la plus grande Plaza de Torros d'Espagne : Las Ventas, avant la visite des arènes sur les traces du taureau. Les élèves marocains avec leurs correspondants espagnols.
Le syncrétisme à Tolède : les styles mudéjar et mozarabe
Lorsqu’on évoque la notion de syncrétisme, on parle d’un mélange d’influences culturelles ou religieuses, c'est-à-dire le fait d’intégrer à une civilisation des éléments issus d’autres civilisations, donnant ainsi naissance à de nouveaux styles de vie, coutumes, pratiques ou art et architecture.
On désigne par l’expression « art mozarabe » l’art né dans les régions dominées par les arabes et qui se sont développées essentiellement au XIème et au XIIème siècle. L’art mozarabe témoigna de ce mélange, avec un style mais des thèmes qui restèrent chrétiens. Les influences de l’art musulman se ressentent particulièrement dans l’utilisation des entrelacs végétaux, taillés dans le stuc pour décorer une architecture par exemple.
Le style mudéjar, produit de la cohabitation culturelle des Juifs, des Musulmans et des Chrétiens devient une référence architecturale au XIIe siècle en péninsule Ibérique. Il se sert de la brique comme matériau principal. Le mudéjar ne suppose pas la création de formes ou de structures nouvelles. Il se contente de réinterpréter par le prisme des influences musulmanes et des styles occidentaux. Le style mudéjar est né à Tolède, dans le but d'adapter des motifs architecturaux et ornementaux. Le mudéjar s'étend ensuite vers le nord (León, Avila, Ségovie, etc.), et invente ce qu'on a appelé un « style roman en briques ».
Benchakroune Meryem et Bennis Leila
Sur la photo :
La Mezquita Christo de la Luz
de Tolède
Sur la façade principale elle a trois portes, la centrale est défigurée en raison d’un élargissement, une autre possède cinq lobes, et une troisième, en fer a cheval, note caractéristique de l’architecture mozarabe d’époque avancée. Construite sur un plan carré, la mosquée est faite en briques rouges et sa façade est décorée d’arcades circulaires de style mudéjar.
Les profs
Les 3 professeurs du Lycée Lyautey qui ont organisé le voyage à Madrid :
Mme Gil Maarouf, Espagnol
M. Peaudeau, Histoire-Géo
Mme El Amrani, SES
Et les 3 professeurs de l'Instituto Juan de la Cierva qui ont organisé celui au Maroc :
Julietta Pomareda, Marisa Aguirre, Chema
Los profesores que acompañaron a los alumnos españoles
Visita a la MEZQUITA DE HASSAN II en CASABLANCA
Ante LA SQALA Casablanca
Visita a MARRAKECH
Visita a VOLUBILIS
Para una visita virtual de Volubilis, pulsa aqui
L'Espagne Musulmane
En 711, le gouverneur omeyyade de Kairouan, Musa ibn Nusayr, envoie dans la péninsule Ibérique une troupe de sept mille Berbères dirigée par Tariq ibn Ziyad. Les chroniques arabes racontent que Julien, un comte wisigoth fâché contre le roi Rodéric, les y aurait invités. Tariq, qui a laissé son nom à Gibraltar (Djabal Tariq, « la montagne de Tariq »), défait les troupes wisigothiques et s'empare très rapidement de Cordoue et de Tolède, la capitale du royaume. Les juifs, opprimés par les Wisigoths, accueillent les nouveaux arrivants en libérateurs. Les successeurs de Musa envoient de nouvelles troupes qui s’emparent rapidement de presque toute la Péninsule et s'installent même au nord des Pyrénées, à Narbonne (719-759). La défaite des musulmans à Poitiers devant Charles Martel (732) marque la limite septentrionale des conquêtes musulmanes en Occident.(...)
Mezquita Del Cristo De la Luz
Datée de l’an 999, elle est restée intacte depuis sa construction. Elle fut consacrée au culte chrétien au XIIe siècle. Alphonse VI et le Cid y ont découvert un Christ qui avait été muré pour empêcher sa profanation. Son plan est carré, et sa façade de briques est décorée d’arcatures qui rappellent celles de la mosquée de Cordoue. À l’intérieur, les arcs en fer à cheval soutiennent une voûte en croisée de style califal, au tracé différent selon les sections de la nef. Lors de sa consécration au culte chrétien, le transept a été ajoué, ainsi qu’une abside de styles mudéjar décorés d’arcs aveugles.
l'espace intérieur en neuf travées, séparées par des arcs outrepassés. Les neufs voûtes califales sont toutes différentes les unes des autres. L'extérieur de l'édifice, réalisé en brique, est décoré avec des arcades aveugles qui représentent une autre petite merveille de Tolède.
Fait par Amzar Mehdi et Bouarfa Nabila
MADRID
Les élèves à la sortie du Prado, après l'étude du Dos et Tres de Mayo de Goya et un voyage à travers le temps de la peinture primitive médiévale aux oeuvres contemporaines du Thyssen, en passant par les peintres de la Renaissance. Petite pause au bord du parc du Buen Retiro.
Sur la Plaza España de Madrid, non loin de la statue de Don Quijote.
L’art religieux au Moyen-Age, visite au musée Thyssen
La peinture romane est caractérisée par l’hiératisme. Elle utilise tous les supports : statues, panneaux de bois, murs, enluminures… La variété des supports implique donc une différence de styles dans la mesure où on ne peint pas de la même manière sur du parchemin et sur du bois par exemple.
La peinture : un rôle didactique
La peinture avait pour rôle d’être didactique mais les peintures se trouvent souvent dans des manuscrits, non consultés par les analphabètes, ou sont trop hautes dans les églises pour êtres vues. L’aspect didactique n’est pas le seul. La peinture a aussi un objectif ornemental : elle doit faire chatoyer les édifices.
La peinture romane, afin de remplir les deux buts que l’on vient de mentionner – didactique et ornemental –, réutilise l’héritage des siècles précédents. Deux tendances se retrouvent en effet dans la peinture romane : l’art paléochrétien et l’art germanique. Le premier consiste en un art didactique. Or, quand on enseigne, il faut simplifier les choses afin qu’elles soient mieux assimilées. Par conséquent, les représentations figurées seront toujours simplifiées. Aucun décor n’est représenté et les détails sont peu nombreux. Les relations entre les personnages ne sont pas suggérées et on préfère représenter ces derniers de face, comme un aide-mémoire.
Le second héritage de l’art roman est l’art germanique. Celui-ci se traduit par un art abstrait, non figuratif. Il multiplie les entrelacs et les représentations stylisées de végétaux. C’est donc un art décoratif, ornemental. On saisit bien comment les deux tendances artistiques permettent de remplir les deux grands buts de la peinture romane.
L’enluminure obéit à des règles précises
L’enluminure constitue la peinture sur manuscrit. Les images sont subordonnées au texte. Or, la majorité des livres à l’époque romane sont d’ordre religieux. la peinture romane sur manuscrit est religieuse. Étant donné qu’elles sont subordonnées au texte, les images remplissent la fonction d’articulation entre les parties du texte.
Le style traduit les deux buts de la peinture romane : orner et enseigner. L’idée étant d’illuminer un texte sacré – le verbe « illuminer » vient du latin illuminare –, l’artiste fait proliférer les couleurs vives pour rendre le manuscrit chatoyant. Les entrelacs figurent des motifs végétaux stylisés : c’est le décor en rinceau et palmettes. Les rinceaux consistent en des tiges de plante stylisées qui s’emmêlent et les palmettes en des feuilles stylisées.
L’aspect didactique se manifeste dans l’importante codification de l’œuvre. Celle-ci obéit en effet à des règles très précises afin que l’image puisse avoir une valeur d’enseignement. Ainsi, les artistes possèdent des carnets de modèle pour pouvoir représenter toujours de la même façon selon des conventions précises ce qu’ils veulent. Par exemple, pour symboliser le pli d’un vêtement qui retombe par-dessus la ceinture d’un personnage, l’enlumineur peint un ventre en amande. De même, il existe une grammaire des gestes pour que les images soient compréhensibles tout de suite, sans paroles. Un index horizontal signifie que le personnage se livre à une explication ou une argumentation. Un doigt en diagonale traduit un geste d’autorité, un ordre. Un personnage ouvre les mains : c’est un signe d’acceptation. Les mains croisées sur la poitrine expriment une émotion profonde.
La peinture sur supports rigides, la peinture murale et sur panneaux de bois comme les parements d’autels notamment, est proche de l’enluminure par certains aspects : la grammaire des gestes, la volonté de faire chatoyer les édifices… En revanche, le didactisme est moins marqué. La peinture située dans les églises utilise des symboles qu’un fidèle de base ne peut pas comprendre sans le biais de la prédication. Par conséquent, la peinture murale jour plus le rôle d’un aide-mémoire.
Le style de la peinture murale est diversifié dans la mesure où l’artiste doit s’adapter au support, au relief du mur. Les thèmes sont aussi fonction de l’endroit où ils sont peints.
La peinture romane abandonne le réalisme de la peinture antique. Les corps des personnages sont structurés par le dessins des bras (formant un Y ou une W) ; mais ils disparaissent le plus souvent sous des vêtements dont les plis ou la décoration reprennent la même disposition. Les traits des visages sont réduits à des figures géométriques (rectangle ou ovale), souvent une longue ligne continue indique les sourcils, le nez ; la bouche est souvent indiquée par une ligne double. Les personnages se détachent d'un fond qui est le plus souvent uni ou constitué de petits motifs géométriques. S'il y a lieu pour préciser le contexte, une plante suggérera le Paradis, des traits ondulés horizontaux représenteront la mer... Le peintre utilise un code de couleur : l'ocre jaune est réservé aux représentations féminines, l'ocre rouge aux figures masculines.
La peinture murale et l’enluminure ont donc de nombreux points communs – la symbolique, les grands principes de composition notamment – mais elles se différencient par leur style propre : l’enluminure est plus minutieuse et peut donc représenter plus de détails ; la peinture murale, est effectuée en revanche à grands traits.
Le christianisme succède au paganisme et celui-ci était caractérisé par l’adoration d’idoles, le risque, pour les nouveaux convertis, était qu’ils croient que Dieu se trouvait dans la peinture alors qu’il ne s’agissait que d’une simple représentation.
SEGOVIE
La seconde 14 au pied de l'Alcazar de Ségovie, juste avant d'en arpenter les ruelles médiévales.
Prise de note studieuse au pied de l'aqueduc romain, vestige vieux de 2000 ans et symbole de la cité.
la croisée des religions à Tolède au XIIe siècle
Toléde ( du latin toletum ) est une ville qui se trouve au centre de l'Espagne .
capitale de la province du même nom de la communauté autonome
de Castille la Manche.
Ancienne capitale d'Espagne , Toléde est connue pour être la ville des trois cultures :
chretienne , musulmane et juive.
Tolédo possède un riche patrimoine artistique et culturel . Cette grande diversité de styles artistiques
de Toléde est un authentique musée en plein air .
La vieille ville se trouve se trouve en haut d'une montagne
et on peut y voir de nombreux monuments historiques .
explique que la ville
Toléde était connue pour sa tolérance religieuse durant la période où elle faisait partie du pays d'Al-Andalous et les communautés juive, musulmane et chrétienne y cohabitaient pacifiquement . Ceci changea avec la reconquête à la suite de laquelle furent expulsés d'Espagne juifs et musulmans refusant de se convertir .
Benhabdesslam Lina, Benmoussa Samra
La synagogue Santa Maria la Blanca située à Toléde à été construite en 1180 . C'est une synagogue ornée de decorations de stlye mudéjar . elle devient au XVéme siécle une Eglise Chrétienne qui conserve essentiellement les vestiges de la communauté juive . C'est aujourd'hui un musée . Cette synagogue est donc un exemple qui justifie la croisée des religion à Toléde lors de cette periode du XIIéme.
Ante el Palacio Real de FEZ
TOLEDE
Toute la classe réunie sur le Pont San Martin de qui traverse le Tage, après une journée à traverser la ville sur les traces de l'héritage musulman, juif et chrétien.
Les Juifs en Espagne au XIIè siècle

Depuis la conquête de l’Andalousie par les Almohades, les Juifs avaient, en apparence, disparu de ce royaume.
Ils n'étaient présents que dans des communautés urbaines chrétiennes [dans les plus grandes villes comme Barcelone, Tolède, Madrid…]
L’activité des Juifs était principalement concentrée en Castille, Léon, Aragon, Portugal et Navarre.
Tolède, la capitale de la Castille, comptait plus de 12.000 Juifs et possédait plusieurs synagogues comme la synagogue Santa Maria la Blanca ou encore El Transito (situés dans le quartier juif).
Au début du XIIe siècle, les conditions des Juifs dans les royaumes chrétiens étaient devenus de plus en plus favorables.
La plupart des Juifs ont prospéré dans les royaumes du nord à la fin du XIe et début du XIIe siècle.
Cependant, les services des Juifs ont été employés par les chrétiens lors de la Reconquista.
Leurs atouts (connaissance de la langue et la culture de l'ennemi) les ont rendu indispensables, du moins tant que la menace musulmane était présente.


Comme les conditions étaient devenues plus oppressives sous domination musulmane au cours des XIIe et XIIIe siècles, les Juifs se sont de nouveau tourné vers l'extérieur pour une culture de secours.
Les dirigeants chrétiens leur ont donc accordé une large autonomie.
Sous Alphonse VIII (1196-1214), des Juifs occupèrent des fonctions publiques et rendirent des services sérieux à l’État.
Dans l’Aragon et la Catalogne, les Juifs vivaient également dans une complète sécurité et pouvaient s’adonner librement à des travaux intellectuels.
Alphonse II (1162-1196), grand admirateur de la poésie provençale, protégeait les savants, qui, à cette époque, étaient presque tous Juifs.
A Tudèle, petite ville située sur l’Èbre, les Juifs jouissaient des mêmes droits que leurs concitoyens musulmans et chrétiens; pour leur sécurité, ils étaient même autorisés à occuper des châteaux forts.

La seconde croisade de la Reconquista déclencha une vague d'anti-judaïsme dans toute l'Europe.
Les chrétiens, vainqueurs, ne voyaient plus de raisons de protéger les Juifs qui n'étaient plus d'utilité.
Le massacre des juifs débutait : pillage, persécutions sanglantes ...
Le 4 juin 1391, de nouveaux massacres sont perpétrés à Séville.
Les violences s'étendent très vite à d'autres villes comme Valence ou Tolède.
La synagogue Santa Maria la Blanca a été le lieu d'un massacre particulièrement violent en 1391.
Les juifs sont traqués et contraints au baptême. Ceux qui s'y refusent sont éxécutés.
Les violences s’étendent très vite au reste du pays.
Des milliers de juifs sont tués et des centaines de quartiers juifs sont incendiés et attaqués.
Des juifs en grand nombre se convertissent sous la menace. 
A partir de cette crise, le judaïsme espagnol, diminué de moitié, ne traine plus qu'une petite existance.
L'expulsion de tous les Juifs d'Espagne (31 mars 1492) fut annoncé par le Décret d'Alhambra;
ils prirent le chemin de l'exil, et cet exode fut accompagné de souffrances et de ruines lamentables.
Fait par Ben Abdallah Yasmine et El Kandile Youssef
Madrid des Habsbourg
La Maison de Habsbourg est une importante
Maison européenne qui est connue pour avoir
fourni tous les empereurs du Saint Empire romain
germanique entre 1452 et 1740 ainsi que certains
rois de l'Empire autrichien et d'Espagne
(dont le plus connu est Charles Quint).
La vieille ville de Madrid est également appelée "Madrid de los Austrias" ( Madrid des Autrichiens). En effet, c'est sous le règne des Habsbourg que la ville se transfor
me réellement et elle devient la capitale de l'Espagne. Avant 1561, la ville s'était développée autour du fort arabe construit à l'emplacement de l'actuel Palacio Real. Dès le début du XVIIe siècle, Madrid connaît d'importantes transformations: la Plaza Mayor devient par exemple le coeur de Madrid.
Les édifices les plus anciens sont ceux de deux étages, en brique rouge, aux toits d'ardoises et aux façades parfois agrémentées de tourelles.
Le Madrid des Habsbourg est sans conteste un des quartiers les plus agréables pour se promener. Et la meilleure façon de le découvrir ses monuments et ses places (la Puerta del Sol, la Plaza de la Villa ou se trouve l'hôtel de ville, la plaza Mayor, la Colegiata San Isidro) reste encore de se perdre dans son lacis de ruelles et de petites places.
La Corrida

La Corrida, dite "Course de Taureaux", est le sport national d'Espagne.
Bien plus que le simple fait de lâcher un animal dans l'arène puis d'y envoyer des hommes pour l'affronter et le tuer, cette cérémonie est perçue par les matadors comme un déploiement de grâce et de courage.
Il faut savoir que les préparatifs d'un seul combat durent en réalité plusieurs années : un taureau ne "travaille" qu'une seule fois. Par conséquent, les cinq années de la vie d'un taureau n'ont d'autre but qu'un seul et court engagement (ceci explique le prix que payent les spectateurs...).
Avant la cérémonie, toutes les personnes qui participeront à celle-ci (à savoir les alguazils, les matadors de la journée qui sont trois, les peones, les banderilleros, et les picadors à cheval), traversent l'arène : c'est le paseo.

La Corrida (càd le combat entier), se divise en trois parties : les trois tercios.
Le premier tercio débute lorsque le taureau entre dans l'arène. L'animal, enfermé depuis des heures dans le noir, se retrouve donc perturbé, seul devant le matador. Celui-ci peut alors étudier le comportement du taureau tout en faisant des passes avec sa cape (la capote). Après quelques "ole" de la foule, les picadors sur chevaux entrent en action : le taureau fonce sur les chevaux et les picadors l'arrêtent net dans son élan en lui enfonçant une longue pique dans l'échine. C'est la partie de la corrida qui cause le plus de répulsion.

Le deuxième tercio est le tercio de banderilleros. Ces hommes à pied doivent approcher le taureau de tout près esquivant sa charge, pour lui poser sur le cou des banderilles (flèches ornées de papiers de couleurs vives).
Enfin, le dernier tercio, celui que tout le monde attend avec impatiente, est ce que l'on appelle la "minute de vérité". Tout se joue en une seule minute :
Le matador est seul face au taureau. Il tient à la main droite l'épée dont il se servira seulement au moment de la mise à mort, et de l'autre, la muleta, tissu rose.
Le matador déploie toute son adresse en effectuant des passes bien précises (comme la veronique). Au moment où il juga la bête complètement en son pouvoir, c'est la mise à mort. Le matador tend son épée et calcule soigneusement son coup. S'il est habile, le taureau tombe d'un trait, comme foudroyé.
Selon la compétence accomplie, le matador reçoit une oreille, les deux oreilles ou les deux oreilles et la queue (récompense suprême) par la foule et le président qui dirige la manifestation.
Fait par Ben Abdallah Yasmine, Bennani Mehdi, et Rezki Sara




























